Aux heures avancées
naissent
les premiers flocons du rêve
incertains, légers,
et si fragiles, encore, au soleil couchant de l'esprit
Mais il suffit que leur danse
lente
et mystérieuse
commence
pour que le silence adviennne
Alors
doucement
le sommeil se fait neige
et l'âme rejoint le corps

 

 

Bonne année à ceux qui se perdent encore par ici

Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 16:53
- Publié dans : Les lucioles
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Cela bouge.

Ou cela ne bouge pas.
Au fond, on ne sait jamais.

Cette étoile, par exemple, piquée dans la toile inerte de la nuit…

Vous la contemplez, elle et quelques consœurs.

Vous assignez même à leur agencement une sorte de structure, parce que vous êtes doté d’un pouvoir d’imagination, et que vous savez, par exemple, d’un nuage,  faire émerger la tête d’une licorne.

Evidemment, pour les étoiles, c’est plus facile, car vous avez déjà vu maintes fois ces assemblages de fines tiges dorées, posés là-haut par des siècles de travaux d’astrologues et alchimistes – l’on oublie souvent les alchimistes dès qu’il s’agit de considérer cette subtile architecture de la voûte céleste ; pourtant, il fallut bien de l’or, pour couler les contours de la Casserole ou du célèbre W de Cassiopée – et qui forment une trame délicate mais rigide, à tel point que parfois, l’on se demande comment font nos modernes satellites pour tourner, là haut, en leur révolutions mécaniques, sans se prendre les antennes dans l’entrelacs précieux de toutes ces dorures.

Cette étoile, donc, enchâssée en son astrologique structure, vous semble immobile.

Cela ne bouge pas.

Pourtant, vous n’êtes point sot. Vous savez les explosions de matière, les dilatations de l’espace et du temps, les trous noirs, les naines rouges et les géantes bleus, les comètes, les galaxies tournoyantes…Rien ne vous est étranger dans l’idée de ce fantasmagorique feu d’artifice stellaire.

Et pourtant.

Allongé dans l’herbe,

Avec les grillons de l’été qui figent le temps en leur chant régulier,

Vous êtes doucement gagné par un sentiment de plénitude.

Rien ne bouge

Tout est là.

Le monde est présent.

Un rien suffirait pour toucher l’éternité.

Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 20:00
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Il s’en fallut de peu, ce jour là, pour que le vie de Phylope ne connût un tournant tragique.


Trois fois rien.

 

Un léger mouvement de l’air, dans cette bibliothèque où il se trouvait, alors que sa main s’avançait vers un livre particulier, rangé au milieu d’autres lourds volumes engoncés dans leurs carapaces de cuir polies par les années.


Nous ne saurions dire qui avait été l’auteur de cette œuvre conséquente ; quelle main l’avait écrite, en quel siècle, ni au terme des quels efforts surhumains ; encore moins pourrions-nous imaginer la thèse développée par l’auteur, ni à partir de quels arguments elle se déployait au travers des milliers de pages que semblait comporter l’ouvrage.


Non. Rien de tout cela.


Mais par contre, il est une certitude sur laquelle vous et moi pouvons nous accorder : il y aurait eu danger, pour le jeune Phylope à entrouvrir ce livre-ci.


Non pas qu’il risquât de suffoquer du fait de la poussière issue de la lente décomposition du papier et qui aurait pu être mise en suspension par le mouvement des pages ; ou pire encore, qu’il s’exposât à respirer les spores virulentes d’un champignon toxique, qui aurait trouvé, dans l’épaisseur de l’ouvrage un biotope favorable à son funeste développement.


Non, nul danger physique ne menaçait Phylope.


Pourtant, n’eût été ce papillon magnifique, entré dans la pièce au gré d’une brise salvatrice, et qui choisît de se poser sur sa main au moment où celle-ci s’apprêtait à saisir l’ouvrage, détournant ainsi l’attention de l’enfant du but premier qu’il s’était donné, à savoir s’emparer de ce qui lui semblait être un trésor, ce « Traité exhaustif et scientifique démontrant le Sens de la vie et répondant aux Questions Essentielles », n’eût été donc ce papillon salvateur après lequel Phylope couru jusque dans le jardin, il est vraisemblable que le jeune homme eût ouvert le livre et perdu, en feuilletant ses pages, une chose essentielle, une sorte de fraîcheur naïve et heureuse, et que sa vie en fût devenue triste et grise.

 

Dimanche 6 novembre 2011 7 06 /11 /Nov /2011 17:28
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Le magasin, dans l’éléphant de porcelaine

- Entrez, dit la fée

On hésite

On se dit qu’on est trop grand

Pour prendre le thé à l’avant de la voiture de pompiers

La fée s’impatiente

Un lapin blanc passe dans le ciel

L’enfant lève les yeux

A trois, on disparaît, c’est sûr

Encore un coup des Poulipoulos...

 

 

Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 13:13
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Dimanche 25 septembre 2011 7 25 /09 /Sep /2011 21:09
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