Il n'a pas fleuri
mon compagnon, car le froid
a tué ses soleils
Aux heures avancées
naissent
les premiers flocons du rêve
incertains, légers,
et si fragiles, encore, au soleil couchant de l'esprit
Mais il suffit que leur danse
lente
et mystérieuse
commence
pour que le silence adviennne
Alors
doucement
le sommeil se fait neige
et l'âme rejoint le corps
Bonne année à ceux qui se perdent encore par ici
Cela bouge.
Ou cela ne bouge pas.
Au fond, on ne sait jamais.
Cette étoile, par exemple, piquée dans la toile inerte de la nuit…
Vous la contemplez, elle et quelques consœurs.
Vous assignez même à leur agencement une sorte de structure, parce que vous êtes doté d’un pouvoir d’imagination, et que vous savez, par exemple, d’un nuage, faire émerger la tête d’une licorne.
Evidemment, pour les étoiles, c’est plus facile, car vous avez déjà vu maintes fois ces assemblages de fines tiges dorées, posés là-haut par des siècles de travaux d’astrologues et alchimistes – l’on oublie souvent les alchimistes dès qu’il s’agit de considérer cette subtile architecture de la voûte céleste ; pourtant, il fallut bien de l’or, pour couler les contours de la Casserole ou du célèbre W de Cassiopée – et qui forment une trame délicate mais rigide, à tel point que parfois, l’on se demande comment font nos modernes satellites pour tourner, là haut, en leur révolutions mécaniques, sans se prendre les antennes dans l’entrelacs précieux de toutes ces dorures.
Cette étoile, donc, enchâssée en son astrologique structure, vous semble immobile.
Cela ne bouge pas.
Pourtant, vous n’êtes point sot. Vous savez les explosions de matière, les dilatations de l’espace et du temps, les trous noirs, les naines rouges et les géantes bleus, les comètes, les galaxies tournoyantes…Rien ne vous est étranger dans l’idée de ce fantasmagorique feu d’artifice stellaire.
Et pourtant.
Allongé dans l’herbe,
Avec les grillons de l’été qui figent le temps en leur chant régulier,
Vous êtes doucement gagné par un sentiment de plénitude.
Rien ne bouge
Tout est là.
Le monde est présent.
Un rien suffirait pour toucher l’éternité.
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||