Chère Zoé P.

Voic une petite réflexion en réponse à ta lettre. Puisse tu y trouver intérêt.

Partons d’un exemple simple. Un matin, tu assistes à un magnifique lever de soleil. C’est beau et tu ressens quelque chose. Plus tard dans la journée, tu souhaites faire état de ce que tu viens de vivre, le partager avec quelqu’un.  Tu vas donc exprimer ça, en disant par exemple « whaou, ce matin, j’ai vu un magnifique lever de soleil, c’était vraiment très très beau. »  

Tu notes qu’en t’exprimant ainsi, tu ne réalise pas vraiment ce que tu souhaites faire : celui qui t’écoute comprend que tu es heureuse ce matin, ou plutôt que tu as été heureuse il y a quelques instants. Il comprend la cause de ton émotion, mais il n’en perçoit pas la nature. ..il ne la partage pas. Il  sait ce qu’est un « lever de soleil », il est donc capable intuitivement de comprendre que tu as vécu un moment  riche, mais il ne ressent rien, si ce n’est une petite joie de te voir de bonne humeur. Tout ça parce que tu as communiqué sur un événement (j’ai vu un lever de soleil), et pas sur la nature même de l’émotion qu’il a provoquée en toi. Ce qui te fait défaut, c’est  l’aptitude à décrire de façon précise et complète cet événement ainsi que l’émotion particulière qu’il a provoquée en toi.  

 

 

 

 Alors tu peux te dire tant pis, c’est pas grave, personne ne comprendras ce que j’ai ressenti, mais je m’en fiche. Le principal c’est que je l’ai ressenti. D’accord, mais ressenti quoi au fait ? Toi même, es-tu bien capable de te remémorer ce qui s’est passé ? As tu la faculté de retrouver cet instant, non pas simplement par la mémoire, mais par mes sensations ? Es tu capable de t’y replonger et de raviver cette émotion si forte et si prenante ? Hum…pas si facile. Là, peut-être, parce que c’est très récent, mais demain...dans une semaine…dans un an.. dix ans ? Où sera passé ce moment magique? Disparu pour toujours ?  

 Et bien oui, disparu. Impossible de retrouver cet état, de te replonger dans cette émotion si forte et si agréable. Tout passe…tout lasse, les meilleurs choses ont une fin, il faut aller de l’avant, demain est un autre jour etc…Et des quantités innombrables de petits plaisirs quotidiens disparaissent dans les tréfonds de l’oubli, ou se réduisent à de vagues souvenirs de moments dont ont se souvient qu’ils ont été heureux, mais dont on ne revit plus l’intensité. 

 Tout ça serait bien triste si on n’y pouvait rien. Mais heureusement, on y peut beaucoup 

 Pour comprendre comment, il faut faire revenir au lever de soleil. Imagine que tu n’aies pas été là. Cela n’empêche pas le soleil de se lever. Cela n’empêche pas la nature de le travailler avec soin ce lever de soleil, et de procéder à une belle mise en scène, avec bancs de brume bleutés, ciel orangé, envol de canards et même une petite étoile attardée et délicate. Mais tout ça pour rien, vu que tu n’est pas présente. Tous ces efforts de création de beauté demeurent vain, puisque personne n’est là.  

 Personne n’est là pour quoi au fait ? Pour voir ? Photographier ? Peindre ? Décrire ? Chanter ? Danser la danse du soleil levant ?

Peu importe le moyen : ce qui manque c’est quelqu’un qui soit capable d’être ému par la beauté de ce moment, et qui ait la faculté d’enregistrer, d’absorber cette émotion, de manière à la faire revivre ultérieurement. Sinon, encore une fois, ce matin merveilleux est perdu, et il n’aura rien été de plus qu’un matin tout court.

 On voit donc que ce qui est en jeu, ce sont des notions souvent confuses, sur lesquelles on ne prend pas assez le temps de méditer : la Beauté, la Sensibilité, l’Art, l’Emotion… Mais tu sens peut être aussi que derrière ces grands mots, il y a des questions simples, comme celle du lever de soleil.  

 Il est donc grand temps de parler de poésie. C’est quoi la poésie ? D’après le dictionnaire, c’est dans un premier sens une forme d’expression et de création écrite, mais c’est aussi ce qui désigne « ce qu'il y a d'élevé, de touchant dans une œuvre d'art, dans le caractère ou la beauté d'une personne, dans les aspects de la nature ».  

 

 

 

  Je la définirais pour ma part autrement. La poésie est un processus au travers duquel le monde nous délivre un message qui va provoquer l’émotion. Ce processus nous est personnel,  car il est relié à notre sensibilité, et au fait que  nous allons ressentir cette émotion. La poésie, c’est ce qui fait que certains moments sont plus précieux que d’autres, parcequ’ils atteignent une évidence, une intensité qui parlent avec force à notre être intérieur et nous font ressentir de la joie, de la surprise, de l’enthousiasme ou de la tristesse, comme un afflux d’amour pour les choses et les gens.

 Comprend bien cela. Il y a de la poésie dans notre lever de soleil, dans la brise du matin qui te met de bonne humeur, dans la gentillesse et le sourire qui t’es adressé par quelqu’un que tu croise, dans un éclat de rire… 

 La poésie est partout, la vie est poésie, et c’est pour ça que la vie est belle. Mais la poésie est fragile, car elle n’existe que si on lui laisse la place. La poésie a besoin que l'on soit poète. Le problème finalement, c’est qu’on oublie trop souvent d'être poête. Pour comprendre pourquoi, il faut parler d’art. L’art, quel que soit la discipline, c’est l’ensemble des techniques qui permettent de capter la poésie du monde, et de la rendre accessible aux autres. L’artiste est un passeur d’émotion.  Dès que tu dis « j’aime bien…je suis triste…j’ai été surpris...j’ai ri » tu es une artiste…sans le savoir peut être, mais c’est indiscutables. Nous sommes donc tous artistes, mais nous sommes plus ou moins bons. Car l’artiste est un technicien, et comme le technocrate, il peut tourner à vide, être habile, maîtriser son pinceau, son instrument de musique, mais être aussi sensible qu’un caillou. Pour ne pas être vulgaire et suffisant, il faut que l’artiste soit poète, c’est à dire véritablement sensible à la poésie du monde. En second lieu, il lui appartient de maîtriser les techniques qui permettent de transcrire ce que lui dit sa sensibilité.    

Posons alors une question simple. Où sont les poètes ? J’entend par là : que savons nous de la sensibilité des gens à la poésie du monde ? Pas simple cette affaire. Vit-on dans un monde de brutes insensibles ? Ou bien côtoit on tous les jours des hommes et femmes sensibles aux émotions ? Le problème, c’est qu’on ne sait pas.  

 

 

 

 Parce que parler de poésie, c’est s’ouvrir à notre sensibilité, c’est donc s’aventurer sur un terrain dangereux, risqué, où l’émotion l’emporte sur la raison. Cela demande des précautions, de la pratique et un peu d’entraînement, parcequ’il faut parler de soi-même, de son jugement, de son goût, et qu’on a toujours peur d’être ridicule, soit parce que l’on n’est pas sûr, soit parce que l’on craint d’être à côté de la plaque (ringard ou inculte parce que l’on préfère Pierre Perret à Pavarotti), ou tout simplement parce que l’on ne sait pas bien exprimer ce que l’on ressent (retour à notre lever de soleil).  

 En fin de compte, les gens sont peut-être tous très sensibles, mais ils ont des difficultés à bien interpréter et exprimer leurs émotions, ils ne savent donc pas vraiment quoi faire de cette vie intérieure qui les bouscule, les émeut, les dérange. Alors ils la cachent, et se retranchent derrière les conventions : si des millions de personnes sont capables de s’extasier devant la Joconde, alors c’est que la Joconde est belle, même si on ne ressent rien du tout à la regarder, on doit dire qu’elle est belle. Il est plus facile de se rattacher à une convention extérieure, que d’assumer son propre jugement.  

 Heureusement pour beaucoup de gens, le monde n’est pas si mal fait, et on peut se référer utilement au jugement des autres, notamment lorsqu’il a été éprouvé par le temps. Une quantité innombrable d’œuvres ont traversé le temps et les générations, et s’imposent à nous avec évidence. Le requiem de Mozart nous émeut, et il est inutile de discuter là dessus : il se peut que certains n’aiment pas, mais celui qui aime n’a pas besoin de se justifier, ou d’expliquer…tout a déjà été dit.  

 Mais on ne peut pas toujours tirer bénéfice du temps passé, et il nous faut aussi vivre dans le monde présent, qui vient solliciter notre sensibilité. Et là les choses se compliquent. Parce que le commerce et l’industrie s’en mêlent, et que nombres de gros malins ont compris que l’on pouvait compter sur l’incertitude des gens pour les rouler. Puisque l’on peut faire défiler des milliers de gens tous les jours devant la Joconde simplement parce que c’est la Joconde, pourquoi ne pas organiser la même chose avec d’autres objets. Et en tirer un grand profit.

 A ce stade, pour bien comprendre, il faut une ou deux petites notions d’économie. Commençons par l’offre et la demande. La sagesse populaire le dit :« ce qui est rare est cher ». C’est même un des fondement de la théorie des prix (la fameuse loi de l’offre et de la demande), qui explique qu’il ne peut y avoir de marché (et donc de bénéfices) pour un produit que s’il y a rareté. Peu importe le produit. Un verre d’eau a un prix différent si on te le propose à la fin d’un repas ou si tu es perdue dans le désert. Cette rareté suppose soit un nombre faible de produits à vendre (un diamant par exemple), soit une énorme demande sur les produits (le maillot de Zidane). Le commerce est l’art d’organiser et de tirer profit de la rareté.

 Quel rapport avec ce qui précède me diras tu ?

 Dans un premier temps, il faut admettre que nos sociétés occidentales modernes sont parvenues à satisfaire les besoins primaires d'une grande partie de leurs citoyens (se loger, se nourrir, se vêtir etc). Bien sûr, y’a encore des gens à la rue, des exclus etc, mais globalement, un paquet de gens ont accès à un confort minimal. Or à quoi aspirent les gens, une fois ces minimums acquis ? Au bonheur, bien sûr. Le problème, c’est que si les gens vont trouver leur bonheur en contemplant des levers de soleil, en allant au musée, en faisant de la musique en amateur, de la peinture ou du théâtre, ça ne fait pas vraiment tourner l’économie. Où plutôt, tout cela n’est pas exploitable dans une logique de rentabilité et de profit. Il faut donc détourner les gens des loisirs inutiles et diversifiés, et mobiliser leur temps sur des activités qui soient rentables, c’est à dire qui donnent lieu à des comportement de consommation de masse (où tout le monde va payer pour acquérir la même chose), qui puissent être contrôlés par ceux qui en retireront les bénéfices.

 Les enfants et les ados sont alors une cible de choix pour ceux qui veulent organiser le marché du loisir. On pourrait imaginer un monde merveilleux où le business de l’art et de la poésie aurait pris le dessus, où les enfants s’échangeraient dans les cours de récré la dernière version du quintette pour clarinette et corde de Brahms (quelle merveille) avec Michel Portal à la clarinette, ou des reproductions de Van Gogh, ou des citations de Marc Aurèle etc. Ca aurait pu exister, mais un tel monde aurait nécessité qu’aux commandes, dans les staffs des vivendi et autres exploiteurs de gogos, on ait des types responsables et cultivés.

 Or ce n’est pas le cas : l’homme d’affaire n’a qu’une culture, celle de l’argent. Donc, on a laissé faire les publicitaires et autres concepteurs de concepts marketing,  et ils ont inventé par exemple la Starac. La Starac est un produit conçu et calibré pour asservir les jeunes et les exploiter. C’est bien de business, de marché et de consommation qu’il s’agit.

 Dégageons en les principes. Premièrement, pour qu’un marché soit rentable, il faut créer un différentiel fort entre l’offre et la demande. Ce qui veut dire que dans le domaine de la musique, il faut arrêter de laisser les gosses papillonner d’un groupe à l’autre selon leurs goûts. Il faut que tout le monde veuille le même groupe. Et comme on ne peut pas imaginer que spontanément, tout les jeunes se mettent d’accord, il faut créer le groupe en question et l’imposer. C’est l’objet des pseudo sélections successives : celui qui arrive au bout tire sa légitimité automatiquement du dispositif…il est l’élu, point barre. C’est indiscutable. Peut importe qu’il soit bon ou non, le principal c’est qu’il donne le change.

 Après, c’est l’effet Joconde décuplé par la puissance phénoménale de la pub et du marketing. Le système désigne l’élu, et on doit l’aimer, sinon on est en marge, on est un ringard. Appliqué sur des jeunes très sensibles à la dynamique de groupe, ce principe, très en vigueur dans les systèmes totalitaires (le culte de la personnalité, c’est Mao, Staline, Hitler qui l’on inventé) est d’une efficacité redoutable. Et plus y’a de jeunes qui rentrent dans le système, plus le système se consolide (les ventes progressent, donc l’élu est encore plus légitimé, donc il faut acheter ses disques, sinon on est ringard, donc les ventes progressent etc).

 L’étage suivant, qui renforce la perversité du dispositif, c’est qu’une fois que les jeunes sont soumis, le reste de la société s’y met aussi (parce que le jeunisme est une tare de notre monde moderne, et que les adultes n’ont pas beaucoup plus que les jeunes leurs capacités de jugement en la matière).

 Le monde de la Starac est donc un monde de l’asservissement collectif. Bien sûr, on peut se dire : quel mal à ça ? 

 Le mal est simple, c’est que la Starac tue le poète et l’artiste qui sont en nous, pour laisser toute la place au consommateur. A un âge où les ados devraient se coltiner au monde, aux questions politiques, s’engager, se cultiver, réfléchir, se passionner, aimer, s’enthousiasmer, on réduit leur univers à une écran de télé ou s’animent des Ken et des poupées Barbies qui chantent et qui dansent.

 Ce monde, c’est celui de l’instrumentalisation de ce qui nous définit en temps qu’être humain, c’est à dire notre sensibilité. Les chanteurs de la Starac, leurs disques, n’ont aucune destinée ni prétention artistique. Il ne sont que les support de l’activisme publicitaire des industriels qui vendent des produits de beauté, de la nourriture, des vêtements, des téléphones portables etc.

 Or la sensibilité, l’émotion, ce sont des parties de nous mêmes qui ont besoin de s’éduquer, un peu comme un muscle que l’on entraîne. Il faut apprendre à les faire vivre en nous pour les joies qu’elles nous apportent, mais il nous faut aussi apprendre à les maîtriser dans la société. Car l’émotion est ce qui va nous relier aux autres, par le partage et la mise en rapport d’une humanité commune. Au travers de l’émotion maîtrisée, nous exprimons notre humanité. Le monde vers lequel nous propulse la Starac, c’est le monde de la pulsion, de la violence et de l’animalité. Il faut donc le refuser.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 4 mars 2006 6 04 /03 /Mars /2006 22:51
- Publié dans : Philosophie
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Je reçois ce matin une lettre de Mlle Zoé P, qui m'envoie de photos de ses idôles, et me conseille quelques émissions télévisuelles qu'elle ADORE. Elle voue à ses propres étoiles un culte qu'elle pense être supérieur à la joie que j'éprouve dans la contemplation de la  prairie. Elle n'a d'ailleurs pas du tout aimé ce que j'ai dit sur la télévision, et me demande de retirer cet article. Elle fait cependant montre de curiosité sur la prairie, et je décide de lui répondre prochainement.

Vendredi 3 mars 2006 5 03 /03 /Mars /2006 17:19
- Publié dans : Les lucioles
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Je reçois de nombreuses questions concernant la photo de la Prairie aux Lucioles. Parmi vous, certains voudraient plus d’explications. Ils avancent notamment que cette photo paraît peu réaliste, et doutent de ce qu’elle représente. D’abord la couleur de la Prairie n’est pas habituelle. L’herbe devrait être verte, ou jaune. Ou alors ce n’est pas de l’herbe véritable. Quant aux Lucioles, ceux qui ont des connaissance entomologiques m’assurent que la lumière dans la Prairie n’est pas celle de Luciola Lusitanica Charpentier, l’espèce officiellement connue sous le nom commun de luciole. Il y aurait donc erreur, tromperie voire supercherie, et il m’est demandé de faire amende honorable en l’admettant.  A ces lecteurs épris de vérité, j’offre ce joli poème trouvé ici :

Fin de l'été
la grisaille du crépuscule
sans lucioles

Mercredi 1 février 2006 3 01 /02 /Fév /2006 22:13
- Publié dans : Les lucioles
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Un lecteur exaspéré s’énerve de me voir gaspiller mon temps, le sien et celui de tous les internautes qui fréquentent ces pages, pour traiter d’un sujet aussi futile et inutile que les lucioles. Dans une époque comme la nôtre, où les Crises Economiques et Politiques sont permanentes et dramatiques, il est inconcevable, me dit-il, que les citoyens perdent leur temps à bavarder de fadaises imaginaires. Il faut, assène-t-il, cesser de penser que l’on peut se permettre le luxe de rêvasser, alors que le Chômage est là, que la Chine nous menace, que le Pétrole coûte de plus en plus cher. Le monde est Dur, il faut Lutter, avoir l’esprit d’Entreprise, prendre des Risques. Il me conseil amicalement de passer ma prairie au DDT, et de lotir le terrain ainsi assaini de 2 ou trois immeubles clés en main, que je pourrai revendre à prix d’or. C’est comme ça qu’on gagne de l’Argent, pas en restant les bras croisés. Je le remercie de son conseil, le salue, et le prie de m’excuser car j’ai à faire. Un fois qu’il est parti, je m’empresse de nettoyer tout trace de son passage, je coupe les liens, je mange les cookies, en espérant qu’il ne me retrouvera pas. Je vois que les lucioles sont perturbées, elles brillent moins et s’agitent. Je baisse la lumière, et laisse le calme se répandre doucement dans la Prairie.

Mardi 31 janvier 2006 2 31 /01 /Jan /2006 21:25
- Publié dans : Les lucioles
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Un lecteur attentif minutieux m’a fait parvenir une petite étude réalisée à partir des multiples témoignages de ceux qui n’arrivent pas à observer les Lucioles. Il semblerait qu’il existe une corrélation très nette entre le temps passé à regarder la télévision, et celui passé à ne pas voir les Lucioles. A l’aide de calculs savants mais rigoureux, M. Ixygrec démontre d’une manière magistrale que pour toute personne passant plus d’une demi-heure par jour devant un écran de télévision, la chance d’apercevoir une seule Luciole au cours de sa vie est de l’ordre d’un sur un milliard de milliard, soit très peu, à mon avis. S’agissant seulement d’un constat statistique, M. Ixygrec ne peut hélas pas nous apporter d’explication à cet étrange phénomène. Je lui conseil de se rapprocher de M. Carré, qui pourrait peut être expérimenter, simuler et percer avec lui ce mystère.
Vendredi 27 janvier 2006 5 27 /01 /Jan /2006 19:11
- Publié dans : Les lucioles
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